Les pales d’hélicoptères

La pale désigne la surface portante tournant autour d’un axe pour permettre aux avions et hélicoptères de voler.

Selon les classes et les catégories, les pales d’hélicoptères changent de taille et de forme. Il existe d’ailleurs sur le marché plusieurs types de pales conventionnelles pouvant s’adapter à n’importe quel style d’hélicoptères. Les pales en bois sont les plus utilisés vu leur maniabilité et leur prix. Toutefois, ce type de pales s’avère instable en vol puisque la stabilité du bois dépend de la température et du vent. Il se peut donc que le bois entraîne des vibrations pendant les heures de vol. De plus, les pales en bois réservées aux amateurs et aux débutants cèdent facilement en cas de chocs.

Les pales en fibre et en carbone s’avèrent plus résistantes à l’air. Rigides, elles se stabilisent plus facilement grâce à une certaine précision. Les pales en carbone sont surtout recommandées pour les vols en 3D. Enfin, les pales aluminium ne sont pas recommandées aux amateurs d’hélicoptères miniatures car elles sont jugées trop dangereuses. Le mieux est de bien se renseigner auprès des fournisseurs pour choisir les pales qui conviennent vraiment au niveau de chaque pilote.

Pour l’utilisation des pales, quelques notions de base s’imposent pour éviter les accidents. Premièrement, il faut respecter minutieusement la notice lors de l’installation des pales. En résumé, concernant les servos de cyclique, le plateau doit s’incliner dans le sens d’orientation de l’hélicoptère. Pour le servo de pas collectif, le manche de pas doit être poussé en avant et le plateau doit monter pour augmenter le pas. Enfin pour le servo de gaz, le manche de gaz doit être déplacé en avant et le triangle de commande doit se diriger vers l’avant de l’hélico de façon à augmenter le gaz.

Zoom sur les moteurs électriques

Les amateurs de modèles réduits optent volontiers pour des hélicoptères à moteur électrique en raison de leurs performances. De plus, ils permettent de ne pas avoir de frais de carburant pour aliment son bolide et surtout ils ne polluent pas ! Mais comment bien choisir son moteur ?

Le moteur électrique

Pour les hélicoptères RC, le moteur électrique est un élément très complexe sur lequel reposent tous les autres éléments permettant au modèle réduit de s’envoler. Il doit répondre à des exigences de réglages très pointus pour éviter qu’il ne grille en plein vol, que l’accumulateur ne prenne pas feu ou que le contrôleur brûle. On peut citer entre autres les moteurs inrunner équipés d’un rotor interne et les moteurs outrunner avec une cage tournante.

Les caractéristiques de base

Pour optimiser les performances de l’hélicoptère, plusieurs caractéristiques doivent être considérées à commencer par la vitesse de rotation. Exprimée en KV soit en tour par Volt, la vitesse de rotation peut faire perdre environ 10 à 20 % la vitesse du rotor et la tension de l’accumulateur si elle n’est pas adaptée. La tension d’utilisation quant à elle permet d’avoir une puissance maximale pour une consommation minimale. Enfin, le type de moteur doit être adapté à l’engin. Les outrunners ont par exemple l’avantage d’avoir un couple plus important et refroidissent mieux du fait qu’ils sont mieux ajourés.

L’accu et le contrôleur

En fonction du moteur, d’autres éléments indispensables comme l’accu et le contrôleur doivent être également choisis minutieusement. Le contrôleur doit être en mesure de fournir la consommation maximale exigée par le moteur. En cas de contrôleur non adapté, le moteur risque la surchauffe. Quant à l’accu, il a pour rôle de fournir l’énergie qu’il aura stockée au contrôleur et au moteur. Pour rappel, l’accumulateur ou accu est le dispositif qui stocke l’énergie électrique.

Que vaut réellement un quadricoptère ?

Différent d’un hélicoptère rc classique, le quadricoptère ou quadcoptère attise la curiosité des débutants comme des cracs de l’aéromodélisme. Pourquoi un tel engouement ?

A conception atypique, comportement différent

Apparu sur le marché depuis quelques années, le quadricoptère reste à ce jour un appareil d’aéromodélisme très recherché. Son design atypique n’est sans doute pas étranger à ce succès. S’inspirant fortement des engins volants tout droit sortis de romans de fiction, le « quadcopter » séduit par ses quatre rotors installés sur les extrémités de deux bras métalliques – ou en matériau polymère – orthogonaux.

Les quatre hélices sont mues par un moteur central unique, dont l’énergie rotative se transmet aux rotors via des canaux de transmissions placés le long des bras supports. Le reste du circuit ressemble à celui d’un hélicoptère radiocommandé classique : terminal de commande, accus, gyroscope, etc. La structure même du quadricoptère influe sur le comportement en vol de l’appareil.

La stabilité et la puissance en plus

Les quatre rotors de sustentation dotent le quadcopter d’une surface alaire plus conséquente, lui accordant en conséquence une portance accrue. Cette spécificité facilite aisément les phases ascendantes ou descendantes lors du pilotage. Très peu de modèles atteignent le niveau de performances d’un quadcopter sur ce point.

La force des quatre hélices garantit également une meilleure stabilité à l’aéronef. Cet avantage permet entre autres à l’aéronef de porter des charges plus lourdes : caméras, appareils photo, matériels divers, etc. D’où l’intérêt des médias, paparazzi et les corps armés pour ce modèle. Seule « ombre » au tableau, l’absence de rotor anticouple complique quelque peu le pilotage du quadricoptère. Ce déficit peut néanmoins être comblé, en gérant parfaitement l’équilibre des forces et des rotations des quatre hélices de sustentation.

Regardez plutôt la belle prestation qui peut-en être faite :