Un drone grue capable de lever 300 kg !!

Lors du symposium international sur les drones qui s’est tenu à Bordeaux les 14 et 15 octobre 2015, l’assistance a eu le privilège de découvrir pour la première fois, l’un des premiers prototypes de grue capable de lever une charge de 300 kilos.  Un vrai bijou de la technologie ! Jean-Claude Tourn, le concepteur, accompagné de son partenaire Philippe Barbier, a présenté son bébé sous le nom d’EYO.

L’idée de la conception d’EYO est tout simplement venue après le constat des terribles ravages provoqués par le tsunami en 2004 en Indonésie. La quasi-totalité des infrastructures ayant été détruite, il était particulièrement difficile voire impossible d’acheminer correctement les aides humanitaires sur les lieux du sinistre ; d’où l’idée d’une grue volante capable de soulever une charge importante. L’EYO revêt l’aspect ludique d’un hélico mais en version miniature. Equipé d’une hélice bipale actionnée par un astucieux dispositif, il est notamment inspiré du Djinn, un hélicoptère français à turbine des années 50 mais avec des bras moteurs qui constituent des structures indépendantes à part entière.

eyo-copter

L’EYO est un appareil très performant. Son turboréacteur est alimenté par deux réservoirs de 20 litres de carburant chacun, permettant ainsi un vol d’une heure. L’EYO est un prototype opérationnel depuis déjà un an. Avec un poids à vide de 50 kg, il peut soulever une masse de 150 kilos dans les airs. Il suffit donc de booster la puissance du turboréacteur pour augmenter sa capacité de levage jusqu’à atteindre les 300 kilos. Un deuxième prototype innovant  a également été présenté lors de l’événement. Ce modèle de dernière génération récemment breveté, surprend par ses performances et son risque de casse très limité. Les premiers essais seront effectués avant le début de l’année. Les premiers vols interviendront à Pâques. Ensuite, il faudra attendre la phase de la certification qui est assez longue mais qui en vaut véritablement  la chandelle !

Jean-Claude Tourn a également fait savoir qu’il était à la recherche d’éventuels partenaires pour doter sa machine de fonctions intelligentes et lui permettant de remplir des missions très vastes et répondre à toutes les fonctionnalités d’un drone !!!

Vidéo : le plus petit drone au monde

Vous avez devant vous (enfin sur cette vidéo) le plus petit drone au monde. Eh oui, un petit joujou de 12 grammes pour 4 cm de largeur, donc un véritable jouet. Ces deux jeunes hommes nous font le privilège de le tester pour nous, pour notre plus grand plaisir.

Où en trouver ? Au Canada semble-t-il puisque c’est là-bas qu’ils ont fait le test. Pour vous dresser rapidement son portrait, l’engin se pilote via une petite manette qui fonctionne avec des piles AAA. La manette lui sert donc de télécommande, avec deux modes (1 ou 2). Bon, ce n’est pas un engin ultra-perfectionné, vu son prix. Sachez que vous pouvez en faire l’acquisition à moins de 30 euros. C’est plus qu’une bonne affaire quand on pense que des avions en papier télécommandés se vendent à 50 euros.

Cette version miniature du drone est dotée d’un gyroscope à 6 axes pour le stabiliser et 4 LED en guise de feux quand il vole la nuit. Avant le décollage, il faut le charger une demi-heure. Un câble USB est livré avec pour ce faire. Son autonomie sera de 6 à 8 minutes seulement, ce qui est plutôt normal.

Donc, premier essai et le voilà qui se plante dans le décor. Ne vous inquiétez pas, il y a 4 pâles de remplacement prévus pour ça justement.

Allez, le second essai a l’air d’être un peu mieux. Pas si facile à piloter que ça cet engin finalement. Sa taille si petite semble compliquer un peu plus les manœuvres de pilotage.

A ce prix là, vous pouvez tout vous permettre, looping et autres figures périlleuses qui ne vont pas vous ruiner comme avec les engins professionnels à 1400 €.

Aux Etats-Unis, les drones doivent être enregistrés auprès des autorités

Ces derniers temps, les Etats-Unis ont remarqué une augmentation de masse des survols illégaux ou dangereux de drones sur leur territoire. En effet, les incidents impliquant des drones ne cessent de se multiplier. Par exemple, lors de la dernière édition de l’US Open de tennis, à Flushing Meadows, on a du interrompre un matche à cause d’un drone survolant le terrain. Ainsi, dans l’optique de limiter ce genre de désagrément, ils ont instauré de nouvelles lois par rapport à l’usage de ces machines. Notamment, tous les drones doivent être enregistrés auprès des autorités. Ces règles concernent les drones civils et les petits aéronefs sans pilote, commandés à distance. Même si ces engins s’apparentent à des jeux d’enfants, ils sont également ultra sophistiqués et nécessitent une certaine maîtrise. Seuls les drones avec un rayon d’autonomie très court peuvent échapper à cette obligation.

enregistrement drone

Pas plus de 400 pieds

En théorie, la loi interdit à un propriétaire de faire voler son drone à une altitude supérieure à 400 pieds (120 mètres). Mais on remarque tout de même des drones qui vont jusqu’à 1000 pieds (300 mètres). Or, les autorités n’arrivent pas à retracer les personnes qui pilotent le drone. L’enregistrement sert donc à prévenir ce genre de problème. Il sera alors plus facile de retrouver le propriétaire uniquement à partir de l’identification du drone.

Les espaces sécurisés

Le survol des drones est également interdit dans les zones sécurisées : proximité de l’aéroport, résidence présidentielle, résidences privées, etc. Leur présence en ces lieux peut représenter une éventuelle menace en matière de sécurité, et de respect de la vie privée. Il est vrai que les Etats-Unis, le pays des stars par excellence, mettent un point d’honneur à préserver la vie privée de ces derniers. Et d’après les responsables du secteur aérien, le respect de cette loi va aider à éviter une éventuelle collision entre les drones et les avions commerciaux. L’enregistrement permet donc de prendre les mesures nécessaires en cas d’infraction à cette loi.

Courses de drone en mode immersif : adrénaline garanti

Ces derniers temps, une nouvelle tendance est apparue en France : les courses de quadroptères, une machine entre le drone et l’hélicoptère, en mode immersif. Il faut dire que c’est une pratique qui procure des sensations incroyables en particulier grâce au mode immersif. En effet, ici, le quadroptère est muni d’une caméra qui est relié à un casque. Vous aurez donc l’impression d’être à bord de l’appareil. Vous ressentirez à peu près les mêmes sensations qu’avec le pilotage d’un bolide aérien, en sachant que ce drone peut atteindre une vitesse de 100km/h.


Des sensations plus que réalistes

 Une course de drone en mode immersif procure des sensations inégalables. Même si le système de connexion caméra-casque ressemble quelques peu à un visionnage 3D classique, les sensations sont différentes. Dès le départ de l’engin, les neurones de votre cerveau sont largement stimulés. Ils reçoivent des images d’une course effrénée. Si vous en êtes à votre premier essai, il se peut que vous ressentiez un véritable mal de l’air. Attention aux cœurs sensibles, vous avez intérêt à avoir l’estomac bien accroché. Démarrez tout doucement et laissez aux plus aguerris le privilège des rallyes aériens.

Le déroulement de la course

 Une course de quadroptère est encore plus impressionnante lorsqu’on y participe en mode immersif. Avec les drones, on contourne et traverse les obstacles à grande vitesse. Circuler dans un espace réduit, faire des virages brusques, raser la pelouse et s’engager dans un slalom entre les arbres… les manœuvres demandent une grande maîtrise de l’engin. Pour votre plus grand bonheur, sachez que la sensation de vitesse est décuplée en mode immersif. Il est donc important d’avoir de très bons réflexes. Car si vous ne risquez rien physiquement, côté finances c’est autre chose. Car ces petits engins peuvent atteindre un coût réellement scandaleux. En tout cas, vous vivrez à coup sûr des moments très sympas et follement excitants.