Les technologies utilisées par les hélicoptères télécommandés

La technologie trouve de multiples applications dans la vie de l’homme. Elle fait dorénavant partie de notre quotidien, que ce soit au travail, dans les transports ou les loisirs. Fruit de longues recherches, elle s’adapte à un usage courant et offre de nombreux avantages à ses utilisateurs.

Le gyroscope pour conserver le cap

Le gyroscope est la parfaite illustration de l’implication de la technologie dans la vie quotidienne. Étymologiquement, ce mot d’origine grecque signifie « qui regarde la rotation ». Cet appareil utilise le principe de la conservation du moment angulaire de la physique, dénommé également effet gyroscopique ou stabilité gyroscopique. Le dispositif repose sur une roue qui gravite autour d’un axe. Dès qu’elle est lancée, cette dernière s’oppose aux changements d’orientation qui lui sont imposés. À titre d’expérience, prenez un pneu de vélo à bout de bras par les écrous du moyeu et demandez à une autre personne de le faire tourner rapidement. Vous allez ressentir une résistance dès que vous essayez de pencher sur le côté de la roue en rotation. C’est ce que la physique appelle la conservation du mouvement de rotation.

Le gyroscope dans l’aéromodélisme

De nos jours, les hélicoptères de petite, ou même de minuscule taille sont équipés de dispositif électronique qui inclut le gyroscope afin de les aider à garder le cap. C’est ainsi que cet ingénieux mécanisme permet à votre hélicoptère de maintenir une direction même si vous ne touchez pas à la commande gauche/droite. Après que vous ayez changé l’appareil de position, une fois que la poignée de direction reprend la posture « zéro », le gyroscope va relever un nouveau cap.

Les émissions de signaux

Pour pouvoir voler, les hélicoptères radiocommandés doivent être guidés par une télécommande. Il existe de nombreuses façons de transmettre les ordres du pilote à son appareil. Le premier d’entre elles est l’infrarouge, qui veut dire « en deçà du rouge ». En effet, la fréquence de cette onde électromagnétique est plus basse que celle de la lumière rouge. Elle est utilisée notamment pour les commandes à distance et elle n’engendre aucune interférence avec les autres signaux comme ceux de la télévision par exemple. Elle est couramment employée dans la domotique pour les systèmes d’alarme. En outre, civils comme militaires recourent à la vision nocturne par infrarouge. Sachez que les hélicoptères commandés par infrarouge nécessitent d’être visés par celle-ci pour être en connexion. Compte tenu de la faiblesse du signal par rapport aux rayons de soleil, ce dispositif ne convient pas en plein air.

Le Hertzien et le Ghz

Un autre moyen de transmission est le faisceau hertzien, du nom du physicien allemand Heinich Rudolf Hertz, qui contribua énormément dans l’électromagnétisme. En un mot, il s’agit d’ondes électromagnétiques envoyées par un émetteur à travers une fréquence caractéristique, à destination d’un récepteur. Des quartz fixent la fréquence utilisée sur les deux intervenants. Il faut donc qu’ils soient établis sur une fréquence identique pour que la transmission passe. L’exemple le plus illustrant est certainement la radio. Si vous employez une télécommande à émissions hertziennes pour votre hélicoptère, il est recommandé de vérifier si d’autres usagers ne se servent pas de la même fréquence que vous afin de prévenir tout accident. Comme les recherches avancent chaque jour, les scientifiques ont sorti voici quelques années la transmission Giga Hertz (Ghz). Les signaux sont codés, ce qui ne laisse aucune place aux interférences. Elle offre à ses utilisateurs un degré de confidentialité et de sécurité incomparables. Cette technologie profite d’abord à la médecine, à l’industrie et à la science avant de s’inviter dans la vie quotidienne. Actuellement, il est de plus en plus fréquent de rencontrer ce type d’émission, notamment dans le Bluetooth et le Wi-Fi. La domotique l’exploite également, en particulier dans les fours micro-ondes, les volets roulants à distance et les alarmes des locaux.

Les batteries Lithium-Polymère (Li-Po)

Les accus Lithium-Polymère équipent pour la première fois le 7 avril 2010 le Solar Impulse, un prototype d’avion solaire. Depuis cette date, ce genre de batterie est largement exploité par les amateurs de modèles réduits en raison de multiples avantages qu’elles procurent. En effet, elles sont très légères et sont capables d’emmagasiner d’importantes quantités d’énergie. En outre, elles peuvent prendre diverses formes selon l’utilisation voulue et peuvent être d’une grande finesse. Associées à une miniaturisation de l’électronique embarquée, les batteries Li-Po permettent aux constructeurs d’hélicoptères radiocommandés de produire des appareils volants de très petite taille, mais de très grande précision. Cependant, son allergie à la chaleur constitue son défaut majeur. Au fur et à mesure que vous les chargez, elles ont tendance à chauffer et la durée de leur autonomie se réduit également. Ce qui fait que votre hélicoptère ne pourra plus planer que 2 à 3 minutes après une dizaine de vols.

Quelques conseils pour préserver vos accus Li-po

Comme ce type de batterie coûte assez cher en général, il importe de bien la protéger, notamment de la chaleur. Ainsi, il ne faut jamais la laisser se vider complètement. Dès que vous constatez que votre hélicoptère manque de puissance, faites-le atterrir. Donnez-lui le temps de refroidir, soit entre 15 et 60 minutes. Si, pour une raison ou pour une autre, vous ne pensez pas utiliser votre appareil pendant une longue ou une moyenne durée, conservez 40 % de la capacité de charge dans les accus.

Les commentaires sont fermés.